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Mariage pour tous, société, politique, débat, humour et humeur

Privés de liberté pour leurs idées (Lyon, 1er juillet 2013) 2/2

7 Juillet 2013 , Rédigé par M.de Fubi Publié dans #politique

Privés de liberté pour leurs idées (Lyon, 1er juillet 2013) 2/2

A la suite de l’article « 1er juillet 2013, Lyon : 10 jeunes arrêtés pour délit d'opinion » (1/2) un jeune m’a transmis son témoignage. Le délit d’opinion est désormais une réalité car le port d’un tee-shirt LMPT est un délit sanctionné par la privation de liberté. Le droit de manifester -sous le régime de la déclaration et non de l’autorisation- n’est plus respecté. Notre démocratie prend les atours d’un régime à caractère totalitaire : la libre expression n’y est plus possible....Et les lois de la république ne sont plus appliquée, à moins que le gouvernement ne réprime une insurrection auquel cas tous les coups sont permis..

Je ne peux terminer sans une touche d’espérance : des adolescents, une retraitée, et un quadra, à tous on peut tout !

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Je m'appelle xx , j'ai 17 ans et j'ai fait parti des adolescents qui se sont fait parqués par les CRS durant 3h30 (de 9h30 à 13h00) le lundi 1er juillet lors de l'accueil de Vincent Peillon à la Doua.

Nous avions RDV place Bellecour à vélo afin de rejoindre en groupe l'Université Lyon 1 pour accueillir V. Peillon. Le départ était prévu à 9h10. Nous n'étions que 8 à partir. En arrivant près de l'Université, nous avons aperçu le convoi qui arrivait. Nous avons donc pressé le pas. Mais à quelques mètres de l'Université, des CRS nous ont arrêtés. J'étais à la traine quand l'arrestation s'est produite mais d'après les jeunes avec qui j'étais, un camions de CRS nous a repéré grâce à un drapeau de LMPT qui dépassait d'un sac à dos. Ce camion a pilé et des CRS sont descendus en catastrophe afin de nous arrêter.

En arrivant la dernière, j'ai commencé à m'énerver en disant que nous étions des citoyens français et que nous avions le droit d'aller et venir sur le territoire français. Je leur ai demandé les raisons de cette arrestation. Ils ne m'ont pas répondu. C'est seulement quelques minutes après qu'un CRS a trouvé une excuse : "vous faites partie d'une manifestation non déclarée". Nous avions en effet des T-shirt et des sweat de la manif pour tous, mais nous ne criions pas. Ils nous ont aussi répondu que le regroupement de personnes était interdit dans l'espace public. Je leur ai donc dit : " Faire un pique nique avec des amis sur la place Bellecour c'est illégal ?". Pas de réponse. Nous avons eu le droit à un relevé d'identité : nom, prénom, âge, lieu et date de naissance et adresse. Je leur ai lu l'article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoir".

Puis nous avons rencontré cette enseignante très sympathique.
Les CRS nous ont emmenés dans "un espace réservé aux manifestants" (ils avaient tout prévu !!). Ils nous ont supprimés nos sifflet et nos drapeaux. Nous avons discuté avec nos "baby-sitter" : terme qu'ils ont employé. Beaucoup de CRS nous ont dit qu'ils trouvait tout cela exagéré et qu'ils en avaient marre de faire les "baby-sitters" pendant leur service. Un autre nous a dit que les chiffres donnés pour les manifestations étaient ridicules. Aucun n'a voulu nous donner son numéro de matricule.

Nous avons été rejoint ensuite par 4 autres jeunes. Nous étions donc 12 au total à être surveillés. Nous avons été relâchés vers 13h00 après le départ de monsieur Peillon.

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Oleg 08/07/2013 20:42

L'Etat veut des vêtures normales : bienvenue à Normalopolis !