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Mariage pour tous, société, politique, débat, humour et humeur

La bataille des mots de la nouvelle société

8 Décembre 2013 , Rédigé par M.de Fubi Publié dans #politique

La bataille des mots de la nouvelle société

Ils sont intarissables.... les créateurs ou modificateurs de mots visant à désigner les nouvelles réalités. La photo jointe prise le 11 mai 2013 à Crest lors de la marche des fiertés en est une bonne illustration : "nous sommes toutes de bons pères de famille" ! Et on marche à fond dans la combine en employant nous mêmes ce nouveau champ lexical. Ouvrons ensemble le dictionnaire du progrès façon genre !

Homophobie : de homo, semblable en grec, de phobie, peur, qui a peur de son semblable, la personne homophobe est donc littéralement celle qui a peur de son semblable. Un mot vide de sens en quelque sorte, utilisé sans réserve. L’homophobie est en français courant le rejet de l’homosexualité ou de ce qui s’y rattache. Dans Libération du 21 avril Georges-Louis Tin (président du CRAN) donne une tout autre définition : « l’homophobe est une personne qui est contre l'égalité des droits entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels ». Ainsi l’homophobie est associée à toute forme de discrimination, c'est-à-dire un comportement qui vise à désavantager les personnes homosexuelles. On comprend mieux désormais pourquoi La Manif’ pour tous est taxée a priori d’homophobie....

Homosexualité : à l'origine attirance sexuelle pour son semblable. L'homosexualité est un comportement sexuel en marge, c'est à dire minoritaire. Il est difficile aujourd’hui, sur ce sujet, de poser le principe de ce qui est normal (dans la norme) de ce qui ne l’est pas (anormal), et ce dans le respect de chacun et chacune. La sexualité est désormais un élément socialement discriminant : il y a les "homo" et les "hétéro" en lieu et place des hommes et des femmes, bref en l’espèce il n’y a plus de norme, mais des normes. La sexualité, l'orientation sexuelle, dont l’homosexualité mais également les autres formes de sexualité, devient fondatrice de droit et un facteur de différenciation, en lieu et place de l’approche sexuée homme/femme. Cela permettra à terme de finaliser la séparation entre la reproduction et la sexualité. On rejoint là l'un des objectifs du gender.

Fasciste : du Régime établi en Italie de 1922 à 1945, instauré par Mussolini et fondé sur la dictature du parti unique, l'exaltation nationaliste et le corporatisme. Doctrine ou tendance visant à installer un régime autoritaire. Plus largement selon le Larousse "attitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par quelqu'un à un groupe quelconque, à son entourage". Aujourd'hui le « fasciste » est une personne qui s'oppose au progrès. Est également fasciste un citoyen s'opposant au mariage entre personnes de même sexe et plus largement qui dénonce la société libertaire post mai 68. Bref le monde à l'envers dès lors que l'on sait qu'une association regroupant 1800 adhérents - la "LGBT"- a réussi à changer la filiation, la famille et le mariage... On se demande qui impose quoi à qui….

Parentalité : mot nouveau dérivé de "parenté" qui signifie « lien de filiation (parenté directe ou collatérale) ou d'alliance (parenté par alliance) qui unit deux ou plusieurs personnes entre elles) ». Le mot parentalité, dans sa version moderne, décrit un concept qui renvoie à la fonction de parent uniquement en tant que responsables légaux par exemple. La parentalité moderne s'exonère de fait du rôle biologique de père et de mère et du lien de filiation induit par le mot parent.

Homoparentalité : Il s'agit de l'exercice de la "parentalité" -fonction de parent- par un couple de même sexe. Là encore, l'homoparentalité oblige à la renonciation à la filiation biologique. De fait un enfant aura toujours un père et une mère biologique mais également une "parentalité" sociale. Dans le cas des techniques de lutte contre la stérilité la parentalité pourra être nombreuse (donneur, donneuses, porteuse, parents sociaux notamment). Le changement est majeur. La loi ou à défaut les juges devront déterminer le droit de chacun des "parents" sur les enfants nés et à naître et cela risque d’être épicé…

Égalité : L'égalité est l'absence de toute discrimination en termes de droits. Tout devient a priori donc comparable. L'égalité n'est plus relative, donner à chacun en fonction de son état, mais absolue. Dans la mesure où de fait homme et femme sont différents et se complètent, l'égalité induit que la science doit réduire au mieux ces différences biologiques. Dès lors la "PMA" comme la "GPA" sont normales et nécessaires en tant que vecteur de réduction des inégalités. L’application de la théorie du genre est l'ultime stade de l'égalité puisque gommant les discriminations naturelles ou biologiques. Or c’est oublier que l’égalité est subordonnée à la comparabilité des situations, voici ce qu’en dit la juriste Elise Geslot : "C’est à travers la comparabilité des situations et l’absence de justification objective de la différenciation de traitement que l’on peut établir l’existence d’une discrimination. Est aussi discriminatoire, le fait de traiter de manière identique des situations différentes. Une discrimination est donc nécessairement une distinction ou une différence de traitement illégitime et constitue une violation du principe d’Egalité". De fait les adversaires du mariage « dit pour tous », refusant « la comparabilité des situations » sont, pour citer Jean-Luc Roméro au sujet d’Hervé Mariton, des « adversaires acharnés de l’égalité ».

Enfant : "celui qui ne parle pas" et ne peut se défendre deviendra-t-il un bien que l'on peut se procurer grâce à des tours de passe-passe ?

(Deux) pères, (deux) mères : Cette formule est employée à loisir désormais. Et pourtant un enfant n'a de fait qu'un père et qu'une mère biologique et ou adoptif ; il n'y aura jamais deux pères et deux mères pour un enfant, sauf à changer les sens des mots. Le père est un homme (un mâle) qui à engendré et la mère est la femme (femelle) d’un ou plusieurs enfants. A l'identique dans le cas d'une adoption l'homme et la femme prennent le rôle de père et mère -et de réparateurs dans la douceur d'un traumatisme- d'un enfant qu'ils ont désiré mais pas choisi. De fait les mots père et mère sont d'ores et déjà dénaturés la fonction parentale, à caractère social, étant mise en avant en lieu et place de la filiation biologique. Il n'est donc pas neutre d'avoir supprimé les mots père et mère du code civil par ceux de « parent » ou « parents »...

Mère : du latin mater, et l'ensemble des mots associés. La mère a une triple fonction : elle est celle qui donne son patrimoine génétique, permet et protège la vie intra-utérine puis donne la vie, et l’éducatrice aimante. Le vocable "mère porteuse" est déjà un abus de langage. En effet cette personne ne remplit que l'une des trois fonctions maternelle, la vie intra-utérine, dans le cadre d’une « convention de maternité pour autrui ». Est-ce que cette personne est encore une mère, est-ce toujours une maternité ? La séparation des trois fonctions maternelles c’est l’affaiblissement, la perte de repère, l’asservissement, tant de la femme que de l’enfant.

Le sens même des mots, doucement mais très sûrement, a évolué, pour permettre de mieux porter le message de la modernité. Il devient difficile de s’expliquer et de se comprendre dès lors que l’on ne partage plus un sens commun aux mots. A ce titre le mot égalité est symptomatique. Pour les uns il recouvre une réalité absolue, pour les autres l’égalité n’est possible qu’en cas de situation comparable…

Il faudrait, pour éviter ce hold-up lexical, déposer un copyright sur les mots clés de la vie en société pour éviter qu’ils soient galvaudés, dénaturés, transformés en vecteur idéologiques contraires à leur vocation première. Pire encore des mots, voire des symboles -je pense à celui de LMPT qui représente la famille- sont désormais tabous....

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Oleg 11/12/2013 20:22

Nauséabond : désigne une réalité olfactive repoussante. En gendrish, le terme permet de mettre tout ensemble et de désigner comme ignobles : les opposants à la loi Taubira, le racisme et le christianisme.

Louis 15/05/2013 18:45

Éclairant. Merci

olivier 15/05/2013 07:57

Enfant, vient du latin "infans", celui qui ne parle pas encore. Aujourd'hui, l'enfant est celui à qui l'on fait subir tous les torts et qui, lorsqu'il saura parler, réclamera justice.